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Katarina - Mazetti - Ma vie de pingouin.

Par l’auteur de « Le caveau de famille » et de « Le mec de la tombe d’à coté », qui nous sort un roman bien déjanté.

C’est parti pour une croisière en Antarctique, avec à bord une flopée de personnages plus ou moins barrés.

Avec pour principaux protagonistes. Tomas qui vit un divorce difficile, prêt à en finir .Wilma, inébranlable optimiste, qui porte en elle la puissance de la vie malgré sa maladie et puis bien sûr Alba notre vielle octogénaire qui fait une étude comparative entre humains et animaux. Tout ce petit monde se croise entre deux escales pour aller voir les pingouins et autres espèces. Avec une subtile ironie et un humour dévastateur l’auteur nous fait découvrir un continent à part et aussi la face cachée de chacun des personnages. Encore un très bon roman, divertissant et bien renseigné. A lire évidemment.

Extraits :

« Il existe un défaut humain pour lequel je ne trouverai jamais de correspondance animale, et nous venons d'en voir un exemple aujourd'hui. Je parle de l'étrange conduite consistant à se donner sciemment la mort. Les animaux ne le font pas, pour autant que je le sache - mais pourquoi ? Ils peuvent déprimer et cesser de s'alimenter, des bébés singes peuvent mourir par manque de contact physique - mais ils ne semblent jamais choisir de se jeter dans un précipice pour mettre fin à une souffrance. »

« Certains affirment en autres que c'est le lion mâle le plus fort qui "obtient" le plus de femelles. On pourrait tout aussi bien voir les chose sous un autre angle : puisqu'une lionne n'a nullement besoin d'un mâle personnel à sa charge (c'est elle qui chasse), elle en partage un avec les autres femelles quand elle a envie de s'accoupler. Et alors elle choisit volontiers le plus fort, pour que ses petits soient les plus forts Mais une fois l'accouplement terminé, elle se fiche complètement du mâle. De plus, la jalousie n'existe pas entre les lionnes. (C'est par ailleurs ainsi que j'ai toujours vécu). »

« Elle ne lisait pas souvent, mais si elle le faisait, il lui fallait absolument en parler à table, pendant des jours et des jours. Des romans de gare, des histoires à l’eau de rose. Toujours des merdes à propos d’une pauvre nana un peu moche qui devient belle, puis apparaît un vilain monsieur, ou une salope qui lui complique la vie, puis arrive le prince charmant aux yeux bleus qui remet tout en ordre, et elle tient sa vengeance et il lui donne de beaux vêtements de marque et elle est enfin aimée par tout le monde, surtout par le prince charmant. Toujours le même scénario. »


Et aussi :


Il nous trompe, ce continent. Développé par les projections de Marcator sur ces cartes du monde que l’on consulte pour rêver d’ailleurs, il a l’air de s’étaler, de se gonfler pour se donner de l’importance. Lui si fragile,il est en fait bien plus petit. que l’Asie ou l’Amérique mais reste plus grand que tous les pays d’Europe réunis. Et une fois là bas, on ne sait pas trop où il commence, où il s’arrête, si sous nos pieds il y de l’eau ou de la terre ferme, univers blanc couvert à 98% de glace. Alors on cherche les non-blanc, roc, mer, baleine ou manchot, et l’aurore australe.


Katarina - Mazetti - Ma vie de pingouin.
Katarina - Mazetti - Ma vie de pingouin.
Tag(s) : #Lectures

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