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Natasha Solomons - La galerie des maris disparus

La quat de couv :

Quand son mari se volatilise, Juliet Montague disparaît à son tour. Ni veuve ni divorcée, elle n’a pas le droit de refaire sa vie selon les règles de la communauté juive à laquelle elle appartient. Juliet s'efforce pourtant de son mieux d'assumer le quotidien et d'élever ses deux enfants. Mais le jour de ses trente ans, un matin de l’hiver 1958, elle prend une décision tout sauf raisonnable : au lieu de consacrer ses économies à l'achat d'un réfrigérateur, elle s'offre un portrait à son effigie.
Ce tableau, premier d’une longue série, signe le début de son émancipation : passionnée de peinture, Juliet va peu à peu repérer les talents émergents, frayer avec le gotha artistique de Londres et ouvrir sa propre galerie.
Ses nouvelles amitiés et, plus tard, son amour pour un brillant peintre reclus dans sa maison du Dorset l’aideront à affronter les commérages et la réprobation des siens. Mais Juliet reste enchaînée et, pour se sentir tout à fait libre, il lui reste un mystère à élucider...

Extraits :

« Ce ne sont pas des peintres, mais des miroirs obtus aussi mal foutus que du papier aluminium. Un artiste doit penser, sentir, réagir. Ces gars croient à tort peindre le temps présent, mais ils ne produisent qu'une oeuvre superficielle. Parfois leur travail pourrait faire une jolie affiche, parfois il est volontairement laid. Ils confondent monstruosité et profondeur. Un peintre qui ne réfléchit pas n'est qu'un fabricant de babioles. C'est tout ce qu'ils sont, eux. Une bande de babioleurs. »

« C'est sans doute pour ça que vous peignez surtout des paysages. Eux, au moins, sont immobiles et silencieux.

- Tu te trompes. Les paysages ne sont pas immobiles. La lumière ne cesse de changer, et les ombres se déplacent. Le vent fait bruisser les arbres et frémir les herbes. Et maintenant chut
! «

« C’est un don. Certaines personnes sont capables de faire des mots croisés en dix minutes ou de confectionner un strudel aux pommes parfaits. Je ne sais ni peindre ni dessiner, mais je vois les tableaux, je les vois vraiment. Ce n’est pas un talent très utile et ma mère comme mes enfants préféreraient que je réussisse mieux les strudels. »

Et aussi :

A mon humble avis :

Portrait flamboyant d'une femme libre qui réussit à échapper aux carcans d'une éducation et d'une famille sans pour autant se renier. Magique que ce petit roman qui donne aux lecteurs matière à réflexion sur la nature humaine et ses contradictions absolues . Le style est limpide et claire et l'on traverse le temps au travers de la vie de cette femme, plus tout à fait comme les autres . A lire bien sur...

Tag(s) : #Lectures

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