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Chahdortt Djavann - Big Daddy.

La quat de couv :

Un gamin des rues, Rody, est condamné à perpétuité pour un triple meurtre dans un trou perdu de l’Amérique profonde.
Lors de ses tête-à-tête dominicaux avec l’avocate commise d’office, Rody lui raconte son intimité avec Big Daddy, grand pervers criminel qui avait fait de lui son « fiston ».
Argent, drogue, sexe et loi de la haine, blancs, noirs, obèses, prostituées: tout y passe…mais rien ne se passe comme on peut l’imaginer.
« Rody’s case », l’affaire Roddy, est médiatisée et devient un enjeu de la campagne politique du gouverneur : consentira-t-il à le relaxer ?
Trois voix, trois histoires tendent cette intrigue pour composer un suspense psychologique d’une rare efficacité où chaque chapitre recèle une surprise, un retournement ou un coup de théâtre.
Roman politique et social, roman intime, roman noir : âmes sensibles, s’abstenir !

Extraits:

« Perdre mon père avait ouvert le cahier de souffrance, j'avais envie d'être consolée dans des bras puissants. »

« En vingt ans de carrière, j’ai écouté les craques de petits, moyens et grands délinquants – parfois des simples camés, camés et criminels, camées et prostituées pour les filles -, assis devant des bureaux métalliques, dans des pièces mal ventilées. Des craques à partir desquelles je devais bâtir une ligne de défense à laquelle je ne croyais pas moi-même. J’ai travaillé sans foi, sans conviction, sans moyen. Comment les défendre lorsque tout et tout le monde plaident contre eux ? Je remplissais mon rôle dans cette interminable course à l’arrestation et à l’emprisonnement. L’homicide involontaire était la seule ligne de défense plausible. « La balle est partie toute seule », c’est la phrase de tout tueur qui débute, au point qu’on pourrait plaider pour la culpabilité de l’arme et non de l’assassin. »

« Lorsque la sentence a été prononcée : la réclusion à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle – c’était la première fois qu’un de mes clients était condamné à cette peine définitive et irrémédiable – il m’a été impossible d’abandonner ce gamin à son infini isolement. Il exerçait sur moi une fascination comparable à celle que je ressentais, adolescente, à la lecture de certains romans. Rody était un roman. Au contact d’une violence primitive, brutale et fruste, il avait acquis une sagesse inattendue. »

Et aussi:

Du même auteur :

  • Je viens d’ailleurs (2002)

  • Bas les voiles !, éd. Gallimard (2003)

  • Que pense Allah de l’Europe ? (2004)

  • Autoportrait de l’autre (2004)

  • Comment peut-on être français ? (2006)

  • A mon corps défendant, l’Occident, éd. Flammarion (2007)

  • La Muette (2008)

  • Ne négociez pas avec le régime iranien, éd. Flammarion (2009)

  • Je ne suis pas celle que je suis, éd. Flammarion (2011)

  • La Dernière Séance, éd. Fayard (2013)

  • Big Daddy, éd. Grasset (2015)

  • Les putes voilées n'iront jamais au paradis, éd. Grasset (2016) (ISBN 2246856973)

Et pourquoi pas un petit tour en Iran !!!!!

A mon humble avis :

L’auteur nous a habitués à des romans plus engagés, contre l’islamisme ou la lutte des femmes en pays arabes et quelques autres causes aussi importantes. Mais dans ce roman c’est une toute autre histoire. . Ici on parle de violence, de gangs, dans cette belle ville de Londres. La trajectoire de ce gamin qui de petit délinquant devient un vrai gangster dans cette Angleterre d’aujourd’hui. Fascinante que cette analyse qui nous fait rentrer dans la peau de ces trois personnages bien durs. C’est un beau travail qui a été fait en étudiant la psychologie de ces criminels. Alors bravo pour ce roman. A lire évidemment.

Tag(s) : #Lectures

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