Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La quat de couv:

Cela fait maintenant trois ans que Thomas Tessler vit cloîtré dans sa chambre. Un mur le sépare de son épouse, Silke, à qui il ne parle plus. Parce qu’il ne sait pas survivre à la perte de son enfant, Thomas s’est emmuré vivant dans son appartement de Manhattan. Il est un Hikikomori. Silke s’est renseignée sur ce syndrome typiquement japonais et, en dernier ressort, se résout à tenter l’étrange solution importée de ce pays : louer les services d’une « petite sœur », une jeune femme payée pour venir s’asseoir tous les jours devant la porte de son mari, renouer le contact et le faire sortir de son isolement. Par tous les moyens. Megumi, une jeune étudiante, accepte la mission. C’est une façon pour elle de faire face à son propre passé et de fuir un présent trop douloureux. L’entreprise de sauvetage se transforme rapidement en une aventure humaine complexe et ambiguë, tandis que ce trio inattendu doit revisiter toutes les notions qu’il avait de l’amour, de l’attirance et du sacrifice.

Dans ce premier roman aussi romantique que provocateur, Jeff Backhaus explore la troublante métamorphose de la promiscuité en intimité, et raconte comment les membres d’un trio improbable vont voir bouleversées toutes leurs idées sur l’amour, le désir et le don de soi.

 

Extraits:

« Thomas, regardez ce que je vous ai fabriqué. Elle glisse un morceau de papier plié sous la porte. C'est un pingouin. C'est à cause du froid, dehors. Vous savez, quand un Japonais amoureux veut une fille, il lui fabrique des origamis. Un millier de petites grues. »

« Nous partageons tout. La soupe tom yam, la saucisse avec les oignons crus, le gingembre et les cacahouètes. Le curry panang. On va et vient entre les plats. " Comment ça se fait que les américains n'aiment pas partager ce qu'ils mangent ? demande t-elle. Dans mon pays, on partage tout le temps. En Corée aussi. Un grand plat au milieu. Mais les américains, ils leur faut leur propre assiette. Même quand deux personnes commandent la même chose, elles veulent quand même chacune une assiette. Pourquoi ? »
 

« Je n’ai jamais entendu parler de hikikomori américains. Les Américains ne se réfugient pas dans le silence, ils font encore plus de bruit. Ils deviennent fous et se mettent à tirer sur tout le monde. »
- C’est exactement pour cela qu’il a besoin de nous. Ce pays ne sait pas quoi faire de lui. »

« Les murs de ma chambre me jouent de sacrés tours:ils contiennent mon âme desséchée,ils paralysent l'horloge,puis lui font brusquement sauter des heures,parfois des jours.Ou même des semaines.Des mois. »

 

 

Et aussi:

Exellente initiation à l'art de l'origami .

Jeff Bakhaus - Hikikomori.

The butterfyWhoKnits ( Babelio)

Hikimori est un terme japonais qui désigne une pathologie psychosociale touchant principalement les adolescents et les jeunes adultes qui décident de se cloîtrer dans leur chambre, de se couper du monde et de toute communication. En général, ils agissent ainsi parce qu'ils se sentent accablés par la société et ne se pensent pas capables de remplir les objectifs imposés par la société, la famille, les convenances... Selon Wikipédia, le Japon comptait 264 000 hikikomori en 2011, soit un peu plus de 0,2% de la population nippone. Il ne s'agit pas d'agoraphobie, puisque les hikikomori, contrairement aux agoraphobes, n'ont pas peur de sortir et le font même quand ils le jugent nécessaire ou quand ils en ressentent l'envie, souvent la nuit quand les rues sont quasi désertes.
Ce phénomène a tendance à pendre de l'ampleur et il existe de nombreux articles sur le sujet sur le net (mais que ne trouve-t-on pas sur le net?). le journal le Monde ou encore la BBC ont déjà traité le sujet.

A mon humble avis :

Premier roman captivant. Une dose de psychologie, une dose d'exotisme et une dernière petite dose de sexe . Et nous voilà partis pour une roman à deux balles . Et bien non, l'auteur sait bien faire vivre ses personnages , Megumi la petite japonaise, Thomas l'américain agoraphobe, Silke sa femme désemparée face à ce problème. C'est une subtile alchimie entre ces trois là, qui de prime abord n'ont rien en commun . Et pourtant le dialogue s'installe , la confiance gagne. C'est une subtile description du processus de réintégration à la vie, pour Thomas cet homme perdu. Raconté par le menu, l'histoire de ce beau trio de personnages est un exercice difficile que l'auteur a parfaitement réussi. Bon premier roman . A lire de suite .

 

Tag(s) : #Lectures

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :