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Virginia Reeves_ Un travail comme les autres

La quat de couv :

Roscoe T Martin est fasciné par cette force plus vaste que  tout, plus grande que lui, qui se propage avec le nouveau  siècle : l’électricité. Il s’y consacre, en fait son métier.  Un travail auquel il doit pourtant renoncer lorsque Marie,  sa femme, hérite de l’exploitation familiale. Année après  année, la terre les trahit. Pour éviter la faillite, Roscoe  a soudain l’idée de détourner une ligne électrique de  l’Alabama Power. L’escroquerie fonctionne à merveille,  jusqu’au jour où son branchement sauvage coûte la vie  à un employé de la compagnie..

 

 

Extraits :

On naît avec quelque chose dans les veines, pour mon père, c’était le charbon, pour Marie, c’est la ferme, pour moi, un puissant courant électrique. » (p. 67)

 

Elle ne se fiait à personne qui touchât de près ou de loin à l’électricité. Toute cette entreprise était visqueuse, malhonnête, changeante. Le courant était là, puis il n’y était plus. » (p. 19

 

S'il avait changé le cours de sa vie, puisant sa force en sa femme et en son fils plutôt qu'en du courant électrique, alors son passé aurait fini par se taire complètement [...].

 

J'avais passé au moins six ans à imaginer Wilson mort ou travaillant dans ces tunnels, assiégé par la conscience de l'avoir envoyé là-bas, de l'avoir condamné à ces jours sombres. La culpabilité m'avait un peu épargnée à cause du silence de Marie. J'avais privé c'est homme de sa famille. Quel droit avais-je de jouir de la mienne ?

 

 

Et aussi :

« Un premier roman exceptionnel,  porté par une langue sincère, directe et suave. »
Kevin Powers.

« L’univers de ce roman exquis  – les années 1920, en Alabama –  ne m’a pas quittée depuis que je l’ai refermé.  C’est magnifique, douloureux, original,  et si juste dans ses moindres détails.  Touffu, plein de terreur et de beauté. »  Fiona McFarlane

« C’est assurément un travail pas comme  les autres en ce que l’humanité et l’optimisme  survivent même dans les endroits  les plus sombres – la cellule d’un pénitencier,  la galerie d’une mine, la décomposition  d’un mariage et la terre impitoyable. »  Jim Crace

Etiquettes :

récits   premier roman   roman   terreur   liberté   thérapies   ségregation   racisme   prisons   rentrée littéraire 2016   pénitenciers   électricité   ferme   alabama   famille   couple   meurtre   états-unis   roman américain   littérature américaine  

 

A mon humble avis :

Premier roman. Alabama 1920. Même si le sujet principal est l’électricité, il faut compter sur les personnages qui font la particularité de l'histoire. On ne peut qu'être séduit par cette écriture simple, fluide et gracile qui nous fait entrer dans un univers bien particulier. Les thèmes abordés ici sont à foison, la mine, le pénitencier, le début de l'industrialisation, la traite des noirs, etc … et surtout la culpabilité de Roscoe, cet homme simple sur qui le malheur s'abat. Sacrée ambiance, avec un ton et un style superbes dans ce petit livre. C'est un bon roman que voilà. Alors, à lire de suite bien sûr .....

 

Tag(s) : #Lectures

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